Marie DROUART : psychopraticienne, Gestalt-thérapeute


Archive de la catégorie

Liste des articles dans la catégorie ressource.

La paix du monde sauvage

où l’anxiété peut trouver un espace d’expression et de résolution.

« When despair for the world grows in me0
and I wake in the night at the least sound
in fear of what my life and my children’s lives may be,
I go and lie down where the wood drake
rests in his beauty of the water, and the great heron feeds.
I come into the peace of wild things
who do not tax their lives with forethought
of grief. I come into the presence of still water.
And I feel above me the day-blind stars
waiting with their light. For a time
I rest in the grace of the world, and am free. »

The Peace Of Wild Things, Wendell Berry

MERCI

Pour votre qualité de présence, votre humanité, vos partages, vos tentatives, vos échecs, vos avancées, en terrains minés, ombragés, insécures, joyeux, brumeux, essentiels, précieux.

Merci pour votre engagement, envers vous-même, envers moi, envers la possible transformation de vos craintes, de vos souffrances, en ouverture à votre monde et au monde entier.

Merci de me faire confiance, de croire en vous, au fond, tout au fond parfois…

Merci de donner tout son sens à mon être-thérapeute.

Je suis fière de vous accueillir et de vous accompagner. Et émue, chaque fois, de vous quitter.

Bravo. Merci. Infiniment.

IMG_2696_3


DÉFAUTS & QUALITÉS

- « Il a beaucoup de qualités »…
Et peu de défauts ? Est-il alors plus fréquentable que d’autres, peut-être ?

- « Ce défaut, chez elle, est insupportable. »
Réellement insupportable ? Ou ce défaut peut-il faire partie de l’ensemble de ses autres qualités ?
 

Une qualité est devenue un trait positif et un défaut, négatif. La première est à souligner quand le second est critiquable.
Et si nous envisagions différemment l’un et l’autre ?

 
- La qualité d’un bois va nous le faire choisir pour la construction d’une maison ; nous ne dévaluerons pas pour autant un autre bois, utile à un autre usage.

- Le nœud d’une planche de bois pourra ne pas convenir à la construction de cette maison ; nous pourrions lui trouver une place de choix pour mettre en avant ce nœud dont la forme nous plaît.

 susan_kyle_telfors_pinterest

Quelles qualités sont à valoriser, précisément ? Et quels défauts sont à bannir ou corriger ?
 
Il arrive que ma qualité de thérapeute envahisse mon espace privé, un instant, de façon inappropriée, et que je me mette à analyser ce qu’il serait préférable de laisser couler, par exemple.
Est-ce que cela fait de ma qualité un défaut ?
A l’origine de mon métier, il y a ma qualité humaine, avec tout ce qu’elle comporte, qui a fait de moi la thérapeute que je suis. Et dans ce que comporte mon humanité, il y a ce que l’on appelle communément des « défauts ».
 
Ce qui fait que qualités et défauts sont de la même famille, c’est qu’il s’agit de spécificités, de singularités.

Et ce qui fait qu’une singularité peut se distinguer comme défaut ou qualité, se situe dans notre relation à l’autre.

Cet autre, c’est un autre être humain que je croise dans ma vie et avec lequel j’ai une relation, amicale, familiale, amoureuse, professionnelle, passagère, etc. Et cet autre, c’est également celle/celui que je refuse de voir, ou que je ne vois simplement pas encore en moi. Il peut par exemple s’agir d’une part sombre et douloureuse enfouie en nous, ou d’une créativité bafouée, sabotée.

 
- Alors : cette personne a-t’elle beaucoup de qualités ? Ou bien… sa façon d’agir, ses propos, ses singularités, que nous appelons alors « qualités », nous correspondent ou nous plaisent particulièrement, à cet instant, dans cette relation ? Et qu’est-ce que cela dit de nous ? Envions-nous ces qualités-là ? Refusons-nous de voir en cette relation-là ce qui ne nous convient pas ?…

- Quant à cette autre personne : le défaut que nous lui trouvons est-il insupportable en soi, condamnable ? Ou insupportable pour nous, à cet instant, dans la relation que nous vivons avec elle ? Et avons-nous à « supporter » quoi que ce soit ? Ou pouvons-nous nous ajuster, peut-être, l’un à l’autre ?…

 
Nos « imperfections » participent à faire de nous ce que nous sommes, toute nuance gardée. S’il est bon de reconnaître en nous les qualités heureuses que nous possédons, il l’est également de reconnaître ce qui, comme en chacun-e, peut malmener notre propre humanité et nos relations.


COMBIEN DE PRINTEMPS?

20200403_160653 (2)

Erigeron Karvinskianus
Photo: Marie Drouart

 

 

 

* ancien français « primever » : « printemps » –> primevère

 

* composé latin « primus tempus » : la « bonne saison »

 

* la première des 4 saisons, le « temps du jeune âge », avoir « quatre-vingt printemps »

 

* « période pendant laquelle des espoirs de libération, de progrès, semblent sur le point de se réaliser »


THÉRAPEUTE HOLISTIQUE

orchidee_ballerine_pinterest_rinceventQue ce soit en consultation individuelle, de couple ou avec des sœurs & frères, la psychothérapie que je pratique est une thérapie holistique.

C’est la personne que je suis qui a influencé le choix de la « méthode » Gestalt-thérapie par rapport à d’autres. En ce sens, je m’amuse souvent à dire que mon métier est une déformation personnelle plutôt que l’inverse. Et c’est effectivement plus juste pour moi.

Les origines des mots  « thérapie » et « holisme » sont « therapeia » se traduisant par « cure, soin » et « holos », qui signifie « entier, global ».

Pour expliquer simplement en quoi la Gestalt-thérapie est une thérapie holistique, voici un extrait d’un petit livre intitulé La Gestalt-thérapie :

« Le Gestalt-thérapeute essaie d’approcher l’expérience de son patient dans sa globalité.
Ceci veut donc dire qu’il prend en compte les dimensions corporelles et émotionnelles, aussi bien que cognitives, intellectuelles, comportementales, oniriques, imaginaires, expressives et autres de la personne qu’il accompagne, et qu’il peut se servir de ces dimensions pour entrer en contact avec lui.
Mais cela veut dire aussi qu’il ne sépare pas ce que notre langage nous a appris à séparer : le corps d’un côté et l’esprit de l’autre, par exemple
Le « corps », ou l’ « émotion » (ne) sont (que) des modalités partielles de l’expérience d’un sujet, modalités parfois fragmentées ou isolées dans des processus pathologiques et ce n’est certes pas en les abordant de façon séparée qu’on aidera le sujet à refaire son unité.
Jean-Marie Robine : fondateur de l’Institut Français de Gestalt-Thérapie (IFGT),
dans lequel j’ai été formée et accessoirement créé l’année de ma naissance

Nous ne sommes ni un estomac, un cœur, un petit doigt,

ni un cerveau gauche, reptilien ou droit.

Nous ne sommes ni un rêve ni un cauchemar de notre enfance,

nous ne sommes pas non-plus ce que de nous l’ « on » pense.

Nous ne sommes ni tristesse, colère, appréhension ou joie,

Mais bien plus que cela nous sommes tout ça à la fois.

Et contrairement à nos croyances, de part et d’autre influencées,

il y a plus d’aisance à être un tout que morcelé-e-s.

Marie Drouart


NOTRE NATURE INSTINCTIVE

Lorsque nous doutons de nos repères habituels, que nous nous sentons écartelé-e-s entre plusieurs possibilités et qu’il nous semble que personne ne peut nous aiguiller, il est certainement temps de choisir.

Il est bon de questionner ses repères habituels, il est plutôt bon aussi de ne pas avoir qu’une seule possibilité et, oui : il est bon de pouvoir s’appuyer sur nos ressources extérieures ; ET il existe une ressource que nous mésestimons. Paradoxalement, il s’agit avec elle de ne pas réfléchir et de songer plutôt ; c’est elle qui nous dit que là, il est certainement temps de choisir, c’est elle qui nous pousse à chercher encore, ailleurs, autrement, c’est elle encore qui nous aiguille lorsque nous faisons taire nos raisons, c’est la claire-voyante, c’est nous-même, c’est notre vécu d’individu et notre vécu ancestral. Paradoxalement, elle peut nous sembler faire défaut lorsqu’elle est à la fois notre meilleure option. Notre intuition.

Peut-être la reconnaissance de l’intuition est-elle la plus facile des tâches, mais il est beaucoup plus épuisant et par là même beaucoup plus satisfaisant d’avoir pour but de la conserver en toute conscience, de laisser vivre ce qui doit vivre et mourir ce qui doit mourir.

IMG_2487_4

VASSILISSA LA SAGE

Dans ce rêve initiatique , Baba Yaga est la nature instinctive déguisée en sorcière. Le terme sorcière (witch), tout comme le terme sauvage, a fini par avoir une connotation péjorative, mais autrefois, on appelait ainsi les guérisseuses [...], le terme witch étant dérivé du terme wit, qui signifie sage. C’était avant que des cultures porteuses de l’image religieuse d’un Dieu-seul-et-unique ne commencent à balayer les cultures panthéistes plus anciennes [...]. Qu’importe. L’ogresse, la sorcière, la nature sauvage et toute autre criatura, tout autre aspect intégral de la psyché féminine que la culture juge horribles sont les bénédictions mêmes que les femmes doivent souvent ramener à la surface.

Extrait  de Femmes qui courent avec les loups, histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage, de Clarissa Pinkola Estés, psychanalyste, conteuse, femme <3.

 Ce livre est l’une de mes ressources extérieures… Et qui me guide vers lui lorsque j’ai le nez dans ma bibliothèque ?


Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus