Gestalt-thérapie Sud Bretagne


SALON RESPIRE LA VIE VANNES 2023

Sortez vos agendas !

Le Salon RESPIRE LA VIE « Bio, Bien-être et Habitat sain », se tiendra à VANNES, PARC DES EXPOSITIONS, du vendredi 7 au dimanche 9 AVRIL 2023.

J’y serai présente dans le secteur « Développement personnel, Médecines douces, Thérapeutes, Formations & Massages » afin de répondre à vos questions, de discuter avec vous et d’accueillir vos souhaits et besoins de soutien professionnel. Il ne s’agira pas de pratiquer une psychothérapie « sauvage » dans l’enceinte du salon, mais bien d’échanger un instant à quelques minutes, avec la possibilité d’envisager une nouvelle prise de contact par la suite.

Formée à l’Institut Français de Gestalt-thérapie (IFGT) ainsi qu’ à l’École du Couple, je suis régulièrement formée et supervisée. Adhérente au Collège de Gestalt-Thérapie (CEGT), je respecte sa charte éthique et son code de déontologie, ainsi que celui du Syndicat National des Praticiens en Psychothérapie relationnelle et Psychanalyse (SNPPSY).

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Le réseau Zen & Bio, organisateur du salon, respecte, pour sa part, une Charte de sélection des exposants correspondant suffisamment à mes valeurs pour m’avoir fait décider d’y participer. En voici deux extraits :

« Le Réseau Zen & Bio met en place une charte de sélection rigoureuse avec la garantie d’une éthique pour les visiteurs, de produis bio, naturel et des services de qualité.
Le comité de sélection s’assure que les critères soient respectés pour tous les produits et services présentés, dans le respect d’une démarche environnementale.
[…] Les thérapeutes sur le salon nous fournissent leurs diplômes, certificats et CV relatant leur expérience et nombre d’années réalisées en tant que praticien. Seuls les thérapeutes ayant des formations professionnalisantes et sérieuses sont acceptés. »

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ACCUEIL

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THÉRAPIES

la Gestalt-thérapie

la thérapie de couple

la thérapie pour sorofratrie

 

Psychopraticienne en Gestalt-thérapie, je vous reçois en thérapie individuelle, de couple et pour sorofratrie.

 

Je vous accueille en présentiel, au 89 avenue Édouard Herriot à VANNES (Morbihan) et en visioconférence.

CONTACT / RENDEZ-VOUS

 

Salariée portée par la société HELIA Portage _ n° Siret: 493 742 050 00021, j’accepte le règlement de mes honoraires par espèces, par chèque et par virement bancaire.

TARIFS & PRÉCISIONS

Pratique non-conventionnelle ne se substituant pas à un diagnostic ou traitement médical.

 

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89 av. Edouard Herriot (Villa Catherine) 56000 VANNES


SALUT NOUVEAU SOLEIL

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Pour certains, l’hiver commence à telle date calendaire de l’année civile. C’est écrit, décidé, irréfutable. Pour d’autres, l’hiver débute quand il commence à faire froid. C’est physique, évident, indéniable. Pour d’autres encore, il se situe entre début novembre et la mi-janvier, c’est la saison de la peur, des reins et de l’eau. C’est sensible, atypique et variable.

J’en passe, sans doute, mais l’essentiel est dit : chacun, à sa porte, voit ce qu’il souhaite, hiver compris.

 

    Et… au beau milieu de ces variations, il y a une date, LA date _ marge de manœuvre comprise, c’est la Nature, pas une horloge suisse, d’autant que la seule chose qui ne change pas est que tout change… _ UNE date, donc, soumise à l’évolution de l’axe de rotation terrestre par rapport à la goutte d’eau qui fait déborder l’vase, en gros, une date pouvant évoluer à un ou deux jours près, ici ou là, selon.

Bref !. CETTE date, c’est le 21 décembre. C’est LA date calendaire, LE moment de l’année autour duquel nous commençons, nous les boréaux, à oublier que l’été précédent, nous avions « trop » chaud et, pour finir, LA date autour de laquelle, connexes à l’émotion de peur, les reins gouvernent l’eau dans le corps, à moins que ce soit le contraire. Le 21 décembre, dans l’hémisphère Nord : c’est le solstice d’hiver.

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« De quoi parle-t’on, là où il fait chaud ? » Et bien c’est la même date, c’est également un solstice, mais en été. Je schématise bien sûr _ si nous procédions région par région, on serait encore là en 2024_.
 
« Mais ?!… », me direz-vous, « Ils font quand-même Noël en Australie ?!! »

« Ouh lààà, oui !!, je confirme ! Ils font Noël !… Oui oui !… » Noël est fêté en certains pays austraux, là où il fait chaud quand il fait froid chez nous _ et inversement _.

« Mais ?!… », me redirez-vous, « Noël se fête quand il neige ! (Ça, ça se discute, de + en + d’ailleurs, donc, bon …) le père Noël est habillé pour braver des températures en-dessous de zéro, on réveillonne autour de feux de cheminée, … enfin on s’les pèle !!! »

« Eh oui. Eh ben oui. Et donc… pourquoi ces différences ? Parce que le Noël austral a pour origine… le catholicisme. … Et non : Noël n’est ni uniquement, ni originellement une fête catholique. »

 

    Alors c’est quoi, Noël ?

    Et bien c’est à la fois une fête païenne, antique, populaire et religieuse.

Ce sont les traditions de Yule des pays nordiques, du culte perse de Mithra et des Saturnales romaines ; ce sont les sapins plantés devant les habitats nordiques, car ils représentaient la persistance de la vie ; c’est une bûche à brûler du solstice à l’épiphanie, pendant laquelle un esclave était roi ; c’est une période pendant laquelle sont allumées huit bougies sur une durée de huit jours ; c’est une transition dans le cycle luni-solaire, le rallongement des jours, le retour de la lumière, de l’abondance des cultures …

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    « Noël », ce sont trois évènements païens autour de notre fameux 21 décembre :

* en premier lieu l’Avent et sa couronne de verdure enflammée, transformé en avènement d’un Christ rédempteur,

* ensuite la fête des rois donc, ou épiphanie, pendant laquelle tout le monde partageait cette galette ronde et dorée comme le soleil ; fête transformée, cette fois, en célébration de l’apparition du Christ,

* enfin, la fête des Chandelles, autrement dit des lumières, marquant pour de bon le retour du soleil que l’on retrouve ici dans la forme des crêpes, l’arrivée du printemps, printemps assimilé à Jésus, alors présenté au Temple.

 

Noël est ce que l’on choisit que ce soit.

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    Ce qui semble commun à tout cela, c’est cette dichotomie entre la lumière et l’ombre, assimilée de tous temps et par tous à la vie et à la mort, au bien et au mal. De fait, la peur est l’émotion principale de l’hiver, et le solstice : leur apogée. Les fêtes de Noël, c’est aussi notre union, ré-union, en présence ou en conscience, autour du feu, de la chaleur, de la vie ; ce sont les nuits les plus longues et l’énergie la plus basse, invitant à ralentir nos activités liées à l’extérieur et à nous recentrer ; c’est le recommencement des journées qui s’allongent, du soleil qui apparaît, de l’énergie qui s’éveille ; c’est un moment de fête, quelle que soit son allure, une tradition humaine célébrant la Nature.

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    Il se pourrait qu’aujourd’hui, l’hémisphère sud ait obtenu un Noël en juillet. Le père Noël japonais (je ne plaisante même pas) en aurait même réclamé deux : l’un en décembre, l’autre en juillet. Là, il n’est plus question d’emprunt, de religion, d’arrangements plus ou moins douteux avec les origines, mais bien de pure et simple… consommation. Soit. C’est une version du monde, aujourd’hui.

Pour ma part, j’ai envie d’allumer 8 bougies, du 24 au 31 décembre, un feu de bois dans le jardin si cheminée je n’ai pas, d’offrir quelques présents, pour mon propre plaisir et vivre pleinement chaque étape de l’avant, du pendant, de l’avenir.

Mon engagement ? Ma « résolution » ?

Prendre soin de tout, à commencer par moi.

J’ai triché. J’ai déjà commencé.

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Je vous souhaite de somptueuses célébrations du retour du soleil, de la levée de l’ombre. Douce fin d’hivernation et bon réveil à tous.

Strålande Yul

 

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Image de prévisualisation YouTube

Source: Sébastien Beaucourt, Fêtes et traditions, Le Point Hors-Série, Novembre 2016
https://www.lecielenquestions.fr/post/les-fetes-paiennes-du-solstice-hiver

 


VIVRE ENSEMBLE

A l’occasion d’une autre, j’ai réinterrogé l’une de mes opinions, car à son occasion, nous étions alors deux à douter…

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Golconde _ René Magritte _ Musée Magritte, Bruxelles

Quelle belle proposition quand vivre ensemble est intimement et librement choisi, quelle déconvenue quand Vivre Ensemble est injonction d’une cohabitation harmonieuse entre individus. Un bel accord conditionné à l’interdiction du dés-accord, la maîtrise de l’expression, des émotions, de l’expression des émotion, à la pacification prématurée du conflit, c’est à dire à son interdit.

 

    Dans mon entendement, j’ai depuis longtemps le sentiment d’être rejetable car différente, dans le sens où il m’est difficile de vivre avec / vivre ensemble en permanence. Je suis hypersensible, « empathique » ou plutôt émotive et très concernée. J’ai besoin d’être seule plus souvent que la moyenne affichée, pour me recentrer sur moi et agir au mieux de mes capacités. Avec le temps, j’ai commencé puis continué à me défendre de cette étrangeté, en réalisant que ce trait d’ antilibéralisme aux accents de vieux communisme agressif, m’assujettissait (paradoxalement) en une position d’individu-désirant-coupable. Oui, j’ai besoin de solitude. Récurrente et déroutante confusion entre solitude et isolement. Au fur et à mesure, j’ai questionné la radicalité de diverses positions précises et fermées, y compris en moi.

Je me sens depuis longtemps textuellement « divisée », séparée en deux au niveau du ventre. J’ai également d’autres signes distinctifs d’une sorte de pathologie de la globalité: préférence pour les « mi »-saisons, plus apaisantes que l’été et l’hiver, très critique à l’égard de la mondialisation, me révélant conservatrice en ce qui concerne le « vieux monde », son architecture, sa Nature (questionnement récurrent au sujet des invasives, par exemple), étant plutôt entière dans mon tempérament, capable d’autant de souffrance et de haine, que de bonheur, d’amour, etc.

J’ai questionné ce « OU » (vivre ensemble ou séparément, yin ou yang, homme, femme, etc…) en ayant constaté, au bout de plusieurs années à fonctionner ainsi, que cela n’était pas efficace pour accéder à un bien-être durable. Je réalise, en écrivant, qu’il y a un domaine dans lequel je me suis toujours trouvée au milieu: les études. Comme si j’avais toujours incarné sans le savoir le chemin plus important que la destination, je m’en sortais toujours avec des résultats satisfaisants mais bof.

Bref. La Gestalt-thérapie m’a alors proposé le « ET ». Je dis bien « proposé », car j’ai eu cette perturbante possibilité de choisir entre mon option habituelle et cette nouveauté. Quelle horreur pour une indécise comme moi. Mais la Gestalt-thérapie, mes Gestalt-thérapeutes, mes… choix de thérapeutes, de formateurs, de pairs, n’ont eu de cesse de rester dans la proposition et de veiller, patiemment, à ce que j’apprenne à choisir. C’est un travail en cours et je suppose que ça le restera. C’est un chemin, le mien et, comme le prouve mon passé scolaire, c’est bien lui que je préfère au résultat. Ou plutôt : je choisis de prendre soin du chemin qui aura une « fin », dont je suis consciente sans en être inquiétée. Il s’agit pour moi de vivre au présent, de regarder, chérir et panser mon passé et poser tranquillement un pied en avant.

 

    En ce qui concerne, donc, vivre ensemble ou séparément, j’observe que : je ne vis pas seule puisqu’avec moi-même ; je vis seule dans le sens sociétal de la chose, ce qui, au fond, m’intéresse sans me soucier ; je peux, si je le souhaite, m’accompagner d’êtres vivants – et parfois même d’êtres humains – avec lesquels échanger, évoluer, construire, déconstruire, rêver. Mon ou est donc un et.

Déconstruire ma version du vivre avec, mon passé sans cesse actualisé du vivre avec, m’apprend à apprécier de mieux en mieux de vivre sans. Et inversement.

Questionner mes envies et mes besoins m’apprend à les distinguer, les sélectionner et raccourcir sérieusement la liste, ce qui me permet (derechef) de continuer à approcher l’un de mes besoins fondamentaux : laisser sur cette planète une empreinte la plus légère possible ; et l’exercice précédent, de laisser quand-même une empreinte.

Tout se tient. J’existe en tant qu’individu dans l’ensemble de la diversité des individus qui existent.

 

 

« Je ne sais pas quoi faire ? J’ai peur de vivre seule, j’ai peur qu’il me quitte ou de le quitter… parce que j’ai peur de vivre seule. Je sais, c’est égoïste. Mais je deviens quoi si je suis seule ? Une célibataire au milieu de sa vie, qui en a gâché une bonne partie en étant accompagnée et gâchera certainement le reste parce qu’elle sera seule ?! Ça sert à quoi ? Ça n’a pas de sens. »
« De quoi avez-vous besoin ? Comment puis-je vous aider ? »
« Je n’sais pas. »
Silence.
Émotion.
Présence.
Larmes.
Soutien.*

Bienvenue en thérapie.

* cet extrait est créé, il n’est pas en lien avec l’un-e de mes patient-e-s.


La paix du monde sauvage

où l’anxiété peut trouver un espace d’expression et de résolution.

« When despair for the world grows in me0
and I wake in the night at the least sound
in fear of what my life and my children’s lives may be,
I go and lie down where the wood drake
rests in his beauty of the water, and the great heron feeds.
I come into the peace of wild things
who do not tax their lives with forethought
of grief. I come into the presence of still water.
And I feel above me the day-blind stars
waiting with their light. For a time
I rest in the grace of the world, and am free. »

The Peace Of Wild Things, Wendell Berry

RÉCIT DE PSY 1

VOICI LE PREMIER EXTRAIT DE MES NOTES DE THÉRAPEUTE

Retranscrits avec l’aimable autorisation de mes patients.

let it go _ Les Belles Fleurs _ Pinterest

Cet homme m’émeut, me touche, me parle directement oui il s’adresse à moi, se confie, se dévoile, s’émeut avec moi, devant moi, se montre fragile, perdu, triste, parfois… à en mourir. Cet homme participe à me réconcilier avec le masculin, son image dévoyée. J’avais, au fond, la certitude que l’homme fort sur du papier glacé était une imposture ; je le sais, je sais que je le sais, mais les vécus ont la vie dure et les croyances viennent les voiler.

Je vous soutiendrai aussi longtemps que nécessaire et que vous me le permettrez. Ensemble, nous ne trouverons pas de sens, nous le chercherons, ce sera peut-être là notre secret.

Merci pour l’émotion par deux fois partagée, merci de m’entendre, de me faire confiance ; qui pourrais-je bien être pour ne pas m’apercevoir, ni mettre en avant les nombreuses qualités qui font de vous celui que je connais.

Avancer main dans la main avec la finitude, non comme une fin en soi mais comme nouveau prélude.
Virer les papiers, les trier, les brûler, ne plus jeter l’opprobre sur le torchon usé.
Je vous rencontre avec plaisir et petit à petit, je grandis avec vous et pour cela, merci.


HEUREUX ?

J’ai connu… la tendresse d’une mère, l’insouciance de l’enfance, la spontanéité, les mots justes, le silence, des sourires sans pourquoi, la joie d’être là, le repos sans sommeil, la confiance …
J’ai connu l’amitié dans le creux d’une seule main. J’ai connu l’amour, je le croise toujours.
J’ai connu le plaisir, le vent qui caresse, la chaleur qui éveille, la foudre qui renverse…
la satisfaction…
l’évidence.

Suis-je heureux?

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MERCI

Pour votre qualité de présence, votre humanité, vos partages, vos tentatives, vos échecs, vos avancées, en terrains minés, ombragés, insécures, joyeux, brumeux, essentiels, précieux.

Merci pour votre engagement, envers vous-même, envers moi, envers la possible transformation de vos craintes, de vos souffrances, en ouverture à votre monde et au monde entier.

Merci de me faire confiance, de croire en vous, au fond, tout au fond parfois…

Merci de donner tout son sens à mon être-thérapeute.

Je suis fière de vous accueillir et de vous accompagner. Et émue, chaque fois, de vous quitter.

Bravo. Merci. Infiniment.

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DÉFAUTS & QUALITÉS

- « Il a beaucoup de qualités »…
Et peu de défauts ? Est-il alors plus fréquentable que d’autres, peut-être ?

- « Ce défaut, chez elle, est insupportable. »
Réellement insupportable ? Ou ce défaut peut-il faire partie de l’ensemble de ses autres qualités ?
 

Une qualité est devenue un trait positif et un défaut, négatif. La première est à souligner quand le second est critiquable.
Et si nous envisagions différemment l’un et l’autre ?

 
- La qualité d’un bois va nous le faire choisir pour la construction d’une maison ; nous ne dévaluerons pas pour autant un autre bois, utile à un autre usage.

- Le nœud d’une planche de bois pourra ne pas convenir à la construction de cette maison ; nous pourrions lui trouver une place de choix pour mettre en avant ce nœud dont la forme nous plaît.

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Quelles qualités sont à valoriser, précisément ? Et quels défauts sont à bannir ou corriger ?
 
Il arrive que ma qualité de thérapeute envahisse mon espace privé, un instant, de façon inappropriée, et que je me mette à analyser ce qu’il serait préférable de laisser couler, par exemple.
Est-ce que cela fait de ma qualité un défaut ?
A l’origine de mon métier, il y a ma qualité humaine, avec tout ce qu’elle comporte, qui a fait de moi la thérapeute que je suis. Et dans ce que comporte mon humanité, il y a ce que l’on appelle communément des « défauts ».
 
Ce qui fait que qualités et défauts sont de la même famille, c’est qu’il s’agit de spécificités, de singularités.

Et ce qui fait qu’une singularité peut se distinguer comme défaut ou qualité, se situe dans notre relation à l’autre.

Cet autre, c’est un autre être humain que je croise dans ma vie et avec lequel j’ai une relation, amicale, familiale, amoureuse, professionnelle, passagère, etc. Et cet autre, c’est également celle/celui que je refuse de voir, ou que je ne vois simplement pas encore en moi. Il peut par exemple s’agir d’une part sombre et douloureuse enfouie en nous, ou d’une créativité bafouée, sabotée.

 
- Alors : cette personne a-t’elle beaucoup de qualités ? Ou bien… sa façon d’agir, ses propos, ses singularités, que nous appelons alors « qualités », nous correspondent ou nous plaisent particulièrement, à cet instant, dans cette relation ? Et qu’est-ce que cela dit de nous ? Envions-nous ces qualités-là ? Refusons-nous de voir en cette relation-là ce qui ne nous convient pas ?…

- Quant à cette autre personne : le défaut que nous lui trouvons est-il insupportable en soi, condamnable ? Ou insupportable pour nous, à cet instant, dans la relation que nous vivons avec elle ? Et avons-nous à « supporter » quoi que ce soit ? Ou pouvons-nous nous ajuster, peut-être, l’un à l’autre ?…

 
Nos « imperfections » participent à faire de nous ce que nous sommes, toute nuance gardée. S’il est bon de reconnaître en nous les qualités heureuses que nous possédons, il l’est également de reconnaître ce qui, comme en chacun-e, peut malmener notre propre humanité et nos relations.


COMBIEN DE PRINTEMPS?

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Erigeron Karvinskianus
Photo: Marie Drouart

 

 

 

* ancien français « primever » : « printemps » –> primevère

 

* composé latin « primus tempus » : la « bonne saison »

 

* la première des 4 saisons, le « temps du jeune âge », avoir « quatre-vingt printemps »

 

* « période pendant laquelle des espoirs de libération, de progrès, semblent sur le point de se réaliser »


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